mon voisin de devant joue à un jeu d'action sur son portable, ou comment ne pas s'emmerder en cours
Cela fait bien longtemps que je n'ai pas décrit de bars typiques : partons à la découverte de la Haufbrau house de Newport (Kentucky)
Première navette cincinnati- newport : tu m'étonnes que ça douille aussi cher la scolarité, vu le nombre de services qui sont proposés à UC. Une navette gratuite pour les étudiants d'UC les embarque dans les hauts lieux de la vie Cincinnatienne et péricincinnatienne, Mount Adams et Newport notamment. Et en plus elle est dotée de beaux sièges en cuir, c'est de la belle navette en somme... Quand est ce que la Sorbonne nous affrête un bus pour nous faire faire la tournée des grands ducs? Ah ouais nous c'est 300 euros la scolarité donc c'est pô possible.
Arrivée donc en plein Newport, dans la rue des boîtes et bars : le tropicana à gauche, et l'Hoffbraus à droite. Un repaire de Jackys ce bar : bières d'un litre (oups mon ventre, j'en suis à trois jours de salade pour soigner le préjudice à la racine), des personnes qui dansent sur les chaises, et un orchestre.
Pour ceux qui aiment Patrick Sébastien, Bézu et les Musclés, c'est le lieu idéal : l'orchestre nous a donc joué dans l'ordre la danse des canards (qu'ils ont rebaptisé la chicken dance, me demandez pas pourquoi), ce soir on vous met le feu et moulte choses encore bien sympathiques... Nous avons donc vu que ceertains tubes étaient internationalement festifs, ce qui nous a donné du baume au coeur (ou pas)...
Les bretzels coulaient à flot également, les desserts à la chantilly valsaient, et nous pouvions écrire sur les tables avec des crayolas... Tout était donc prévu pour les alcoolos, les canards, et les enfants (ainsi que les écrivains engagés).
Une soirée en somme bien sympathique, qui m'a engagée à me plonger dans l'oeuvre d'un artiste injustement reconnu : Patrick Sébastien. Je vous propose donc une analyse comparative de Patrick Sébastien et de Marcel Proust, dans notre série "élevons le débat parce que comme dirait Jacky routier du 59 : c'est ce qu'on aime qu'on aime"
1) Patrick Sébastien et Proust sont de grands animateurs : Proust régalait les salons parisiens de sa conversation brillante et de ses fines saillies sur le milieu bourgeois, Patrick régale les salons parisiens de ses costumes brillants et de sketchs sur les saillies en milieu fermier. Avant de se faire des artistes, ils ont été assez altruistes pour occuper les salons.
2) Proust pastichait Sainte Beuve, Patrick Sébastien parodie Francis Cabrel, dans une oeuvre magistrale de la chanson française qu'est "je t'aime à courir"
Moi je l'aimais bien
Et voilà qu'aujourd'hui
Elle est tellement bidon
Quand elle est là je fuis
Je l'aime à courir
Elle a dû faire toutes les guerres
Pour être si moche aujourd'hui
Elle a dû faire toutes les guerres
De la vie
Elle fait peur aussi
J'émettrais toutefois des réserves quand à la fidélité de Patrick Sébastien au registre de langage employé par Cabrel. Celui-ci n'aurait pas dit bidon. Mais les sonorités sont assez fidèles: à la place de forte, moche, soit un o en milieu de mot, et peur à la place d'amour, ça finit plus ou moins pareil. Saluons cette fidélité stylistique, que ne dépare même pas le bidon...
3) Mais Patrick Sébastien est aussi un chanteur engagé, à côté duquel les anarchistes de Ferré font pâle figure.
Voyez la chanson "tourner les serviettes", que Julie et Yannick m'ont apprise hier soir en rentrant de karaoké. On voit donc que Patrick est un consultant à l'Elysée, et même auprès de l'ONU. Il ne propose donc pas de s'emmerder à remonter le pouvoir d'achat des gens, de signer des traités de pax, mais de... faire tourner les serviettes. Et tout ça non pour du pétrole, ni de l'argent, mais un bon repas (que Chirac et ses frais de bouche gratuits ne va pas se priver de lui offrir, rien que pour que les Français soient contents et le laissent regarder le foot). Et d'ailleurs les grandes opinions, on s'en fout!
C'est beau le militantisme.
"Le bonheur à perpétuité
La terre entière veut connaître le secret
Mêm' le chef qui est à l'Elysée
Pour savoir nous à invités
Monsieur le président merci pour le repas
Il suffit simplement de fair' ça
{Refrain:}
Et on fait tourner les serviettes
Comm' des petites girouettes
Ça nous fait du vent dans les couettes
C'est bête, c'est bête
Mais c'est bon pour la tête"
Sinon dans une semaine pile avec Noémie on part à New York, je piaffe d'impatience...
Première navette cincinnati- newport : tu m'étonnes que ça douille aussi cher la scolarité, vu le nombre de services qui sont proposés à UC. Une navette gratuite pour les étudiants d'UC les embarque dans les hauts lieux de la vie Cincinnatienne et péricincinnatienne, Mount Adams et Newport notamment. Et en plus elle est dotée de beaux sièges en cuir, c'est de la belle navette en somme... Quand est ce que la Sorbonne nous affrête un bus pour nous faire faire la tournée des grands ducs? Ah ouais nous c'est 300 euros la scolarité donc c'est pô possible.
Arrivée donc en plein Newport, dans la rue des boîtes et bars : le tropicana à gauche, et l'Hoffbraus à droite. Un repaire de Jackys ce bar : bières d'un litre (oups mon ventre, j'en suis à trois jours de salade pour soigner le préjudice à la racine), des personnes qui dansent sur les chaises, et un orchestre.
Pour ceux qui aiment Patrick Sébastien, Bézu et les Musclés, c'est le lieu idéal : l'orchestre nous a donc joué dans l'ordre la danse des canards (qu'ils ont rebaptisé la chicken dance, me demandez pas pourquoi), ce soir on vous met le feu et moulte choses encore bien sympathiques... Nous avons donc vu que ceertains tubes étaient internationalement festifs, ce qui nous a donné du baume au coeur (ou pas)...
Les bretzels coulaient à flot également, les desserts à la chantilly valsaient, et nous pouvions écrire sur les tables avec des crayolas... Tout était donc prévu pour les alcoolos, les canards, et les enfants (ainsi que les écrivains engagés).
Une soirée en somme bien sympathique, qui m'a engagée à me plonger dans l'oeuvre d'un artiste injustement reconnu : Patrick Sébastien. Je vous propose donc une analyse comparative de Patrick Sébastien et de Marcel Proust, dans notre série "élevons le débat parce que comme dirait Jacky routier du 59 : c'est ce qu'on aime qu'on aime"
1) Patrick Sébastien et Proust sont de grands animateurs : Proust régalait les salons parisiens de sa conversation brillante et de ses fines saillies sur le milieu bourgeois, Patrick régale les salons parisiens de ses costumes brillants et de sketchs sur les saillies en milieu fermier. Avant de se faire des artistes, ils ont été assez altruistes pour occuper les salons.
2) Proust pastichait Sainte Beuve, Patrick Sébastien parodie Francis Cabrel, dans une oeuvre magistrale de la chanson française qu'est "je t'aime à courir"
Moi je l'aimais bien
Et voilà qu'aujourd'hui
Elle est tellement bidon
Quand elle est là je fuis
Je l'aime à courir
Elle a dû faire toutes les guerres
Pour être si moche aujourd'hui
Elle a dû faire toutes les guerres
De la vie
Elle fait peur aussi
J'émettrais toutefois des réserves quand à la fidélité de Patrick Sébastien au registre de langage employé par Cabrel. Celui-ci n'aurait pas dit bidon. Mais les sonorités sont assez fidèles: à la place de forte, moche, soit un o en milieu de mot, et peur à la place d'amour, ça finit plus ou moins pareil. Saluons cette fidélité stylistique, que ne dépare même pas le bidon...
3) Mais Patrick Sébastien est aussi un chanteur engagé, à côté duquel les anarchistes de Ferré font pâle figure.
Voyez la chanson "tourner les serviettes", que Julie et Yannick m'ont apprise hier soir en rentrant de karaoké. On voit donc que Patrick est un consultant à l'Elysée, et même auprès de l'ONU. Il ne propose donc pas de s'emmerder à remonter le pouvoir d'achat des gens, de signer des traités de pax, mais de... faire tourner les serviettes. Et tout ça non pour du pétrole, ni de l'argent, mais un bon repas (que Chirac et ses frais de bouche gratuits ne va pas se priver de lui offrir, rien que pour que les Français soient contents et le laissent regarder le foot). Et d'ailleurs les grandes opinions, on s'en fout!
C'est beau le militantisme.
"Le bonheur à perpétuité
La terre entière veut connaître le secret
Mêm' le chef qui est à l'Elysée
Pour savoir nous à invités
Monsieur le président merci pour le repas
Il suffit simplement de fair' ça
{Refrain:}
Et on fait tourner les serviettes
Comm' des petites girouettes
Ça nous fait du vent dans les couettes
C'est bête, c'est bête
Mais c'est bon pour la tête"
Sinon dans une semaine pile avec Noémie on part à New York, je piaffe d'impatience...
2 Comments:
Il faut refiler Patrick Sébastien à Bush. Chirac est indigne de son talent. D'ailleurs je crois bien que : "je ne regarde plus personne en Massey Ferguson", c'est encore un refrain signé Sébastien. ça devrait faire fureur chez les farmers.
De toute façon, on voit mal George W accompagné par un intello proustien dans sa chute. il lui faut un chansonnier populaire qui ne chantera pas "ça ressemble à la Lousiane" comme Goldmann, en pleine assemblée d'anciens vétérans.
qui a dit ça???
Post a Comment
<< Home