Tuesday, October 24, 2006

Pandouille à NY round 3- Attention soliloque

Dernier jour :

Bateau en partance pour Staten Island : ciel dégagé, grillage de queue tout en finesse... Et tour bien sympathique. Je ne vais pas faire de description de vingt plombes parce que sans photos ça n'a pas de sens. Mais le pont de Brooklyn, l'île de Manhattan et ses gratte ciel courant après le bifteak (j'explique, tous ces immeubles ressemblent à une dentition de star hollywoodienne, éclatants, rangés, et nombreux, car chacun sait que Julia Roberts a trois fois plus de dents qu'un Français moyen, c'est pas du racisme, c'est de l'orthodontie)... Statue de la liberté... tout le monde était là quoi.

J'en profite : j'adore l'endroit où je suis, les américains, y en a des sympa et des cons, c'est comme partout, mais comme dirait Jane Russell dans Gentlemen Prefer Blondes : "Laurelie is my best friend. She's quite a girl when you know her, and I'm the only one allowed to criticize her". Ben là, je suis aux Etats Unis et je me réserve le droit de vanner...

Ensuite passage par Wall Street, puis par Ground Zero. Ce que j'ai trouvé hallucinant, mais pas au sens où on l'entend. Je pense que je vais choquer, mais lorsque le World Trade Center a succombé sous les avions tout le monde y a vu une cata mondiale. Résumons nous : il y a eu des milliers de morts, des gens par les fenêtres, des gravats, et maintenant le néant absolu et un chantier de reconstruction. Enfin quand on pense aux génocides ( ce qui n'est pas détruire un endroit pour foutre les pétoches à un peuple, mais détruire un peuple lui-même de manière systématique, le pister et l'anéantir, partant détruire une culture entière), au nombre d'intellectuels que Mao a fait exécuter (partant du principe qu'on n'écrit "jamais mieux que sur une page blanche") faut relativiser quand même ! Le onze septembre, la chute des tours jumelles, c'était horrible, certes, mais ça ne m'a pas fait la même chose que quand j'ai vu les ruines d'Oradour sur Glane et le Mémorial de Caen, ou des maisons anciennes à Pékin détruites avec les gens encore quasi à l'intérieur pour mettre à la place des immeubles de bureaux, des courts de tennis et des infrastructures pour les JO (ce serait peut être simpliste, mais j'appelle ça détruire le passé et l'individualité, puisque les gens habitent des maisons déjà marquées du caractère "à détruire"). Mon raisonnnement peut sembler à certains simpliste, mais ces choses-là m'ont plus émue que le Ground Zero, même si ça faisait bizarre de voir tout ce vide, et absurde de voir les gens photographier le vide...

Alex et moi avons ensuite poussé vers Chinatown. Avions dégotté un resto de Dim Sum à 1 dollar les cinq, le boui boui comptait trois tabourets et deux fesses posées dessus, nous nous sommes donc rabattus sur une formule à 4,5 dollars. C'était donc le paradis du kitsch, les enseignes bilingues, autant de monde que dans les rues de Pékin, ça m'a donné envie de raconter la Chine, parce que le monde, les merdouilles, le McDo écrit en caractères chinois, les couleurs des maisons, tout me faisait un peu penser à Pékin. Après tout là bas, ils ont foutu un starbucks à l'intérieur de la Cité Interdite, alors la comparaison n'est pas si débile.

Puis vers Little Italy, et enfin Soho.

Ce qui est hallucinant, c'est qu'il n'y a pas de délimitation entre les quartiers : le changement se fait en traversant une rue. Je n'ai calculé que nous étions à Little Italy, que quand j'ai vu que depuis trois boutiques de merdouilles les pantoufles perlées avaient été remplacées par des T shirts "Italian girls are the best" (holà Heidi Klum comment il t'a cassée le T Shirt, wouaaaaaah honte sur toi!!!). Et des boutiques fashion bobo, et des étalages de tableaux... Ca c'est Soho!

Le retour en bus était moins épique... Seulement un quart d'heure de retard. Dommage, y avait du potentiel, vu que le bus est arrivé à la bourre, qu'il était affiché "Chicago", ce qui nous a fait lever le sourcil, et qu'il y avait quelques bébés gueulards qui promettaient de nous gonfler pendant tout le voyage (l'instinct mater-quoi des femmes?). Mais non, même à Colombus on n'a pas attendu.

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